Julien Coupat dresse une analyse de la situation parfaitement réfléchie... ce dont le pouvoir a peur, c'est de l'intelligence véritable qui mène à la révolte.

Julien Coupat dresse une analyse de la situation parfaitement réfléchie... ce dont le pouvoir a peur, c'est de l'intelligence véritable qui mène à la révolte.
[interview Le Monde] Comment vivez-vous votre détention ?

Très bien merci. Tractions, course à pied, lecture.

Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ?

Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu'aux dents s'est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste] dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d'un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs "prisons du peuple" en nous assommant de questions où l'absurde le disputait à l'obscène.

Celui qui semblait être le cerveau de l'opération s'excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c'était de la faute des "services", là-haut, où s'agitaient toutes sortes de gens qui nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu'ils continuent de sévir en toute impunité.

Les sabotages sur les caténaires SNCF en France ont été revendiqués en Allemagne. Qu'en dites-vous ?

Au moment de notre arrestation, la police française est déjà en possession du communiqué qui revendique, outre les sabotages qu'elle voudrait nous attribuer, d'autres attaques survenues simultanément en Allemagne. Ce tract présente de nombreux inconvénients : il est posté depuis Hanovre, rédigé en allemand et envoyé à des journaux d'outre-Rhin exclusivement, mais surtout il ne cadre pas avec la fable médiatique sur notre compte, celle du petit noyau de fanatiques portant l'attaque au c½ur de l'Etat en accrochant trois bouts de fer sur des caténaires. On aura, dès lors, bien soin de ne pas trop mentionner ce communiqué, ni dans la procédure, ni dans le mensonge public.

Il est vrai que le sabotage des lignes de train y perd beaucoup de son aura de mystère : il s'agissait simplement de protester contre le transport vers l'Allemagne par voie ferroviaire de déchets nucléaires ultraradioactifs et de dénoncer au passage la grande arnaque de "la crise". Le communiqué se conclut par un très SNCF "nous remercions les voyageurs des trains concernés de leur compréhension". Quel tact, tout de même, chez ces "terroristes" !

Vous reconnaissez-vous dans les qualifications de "mouvance anarcho-autonome" et d'"ultragauche" ?

Laissez-moi reprendre d'un peu haut. Nous vivons actuellement, en France, la fin d'une période de gel historique dont l'acte fondateur fut l'accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d'"éviter une guerre civile". Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L'avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d'avoir pris l'initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant "sans complexe" avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l'Occident, l'Afrique, le travail, l'histoire de France, ou l'identité nationale.

Face à ce pouvoir en guerre qui ose penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche, trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la moindre résistance à un pouvoir qu'elle n'ose pas, elle, traiter en ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins d'entre ses éléments. Quant à l'extrême gauche à-la-Besancenot, quels que soient ses scores électoraux, et même sortie de l'état groupusculaire où elle végète depuis toujours, elle n'a pas de perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.

Dans la sphère de la représentation politique, le pouvoir en place n'a donc rien à craindre, de personne. Et ce ne sont certainement pas les bureaucraties syndicales, plus vendues que jamais, qui vont l'importuner, elles qui depuis deux ans dansent avec le gouvernement un ballet si obscène. Dans ces conditions, la seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c'est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d'entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole.

Cette analyse sommaire du théâtre des opérations a dû s'imposer assez tôt puisque les renseignements généraux faisaient paraître dès juin 2007, sous la plume de journalistes aux ordres (et notamment dans Le Monde) les premiers articles dévoilant le terrible péril que feraient peser sur toute vie sociale les "anarcho-autonomes". On leur prêtait, pour commencer, l'organisation des émeutes spontanées, qui ont, dans tant de villes, salué le "triomphe électoral" du nouveau président.

Avec cette fable des "anarcho-autonomes", on a dessiné le profil de la menace auquel la ministre de l'intérieur s'est docilement employée, d'arrestations ciblées en rafles médiatiques, à donner un peu de chair et quelques visages. Quand on ne parvient plus à contenir ce qui déborde, on peut encore lui assigner une case et l'y incarcérer. Or celle de "casseur" où se croisent désormais pêle-mêle les ouvriers de Clairoix, les gamins de cités, les étudiants bloqueurs et les manifestants des contre-sommets, certes toujours efficace dans la gestion courante de la pacification sociale, permet de criminaliser des actes, non des existences. Et il est bien dans l'intention du nouveau pouvoir de s'attaquer à l'ennemi, en tant que tel, sans attendre qu'il s'exprime. Telle est la vocation des nouvelles catégories de la répression.

Il importe peu, finalement, qu'il ne se trouve personne en France pour se reconnaître "anarcho-autonome" ni que l'ultra-gauche soit un courant politique qui eut son heure de gloire dans les années 1920 et qui n'a, par la suite, jamais produit autre chose que d'inoffensifs volumes de marxologie. Au reste, la récente fortune du terme "ultragauche" qui a permis à certains journalistes pressés de cataloguer sans coup férir les émeutiers grecs de décembre dernier doit beaucoup au fait que nul ne sache ce que fut l'ultragauche, ni même qu'elle ait jamais existé.

A ce point, et en prévision des débordements qui ne peuvent que se systématiser face aux provocations d'une oligarchie mondiale et française aux abois, l'utilité policière de ces catégories ne devrait bientôt plus souffrir de débats. On ne saurait prédire, cependant, lequel d'"anarcho-autonome" ou d'"ultragauche" emportera finalement les faveurs du Spectacle, afin de reléguer dans l'inexplicable une révolte que tout justifie.

La police vous considère comme le chef d'un groupe sur le point de basculer dans le terrorisme. Qu'en pensez-vous ?

Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d'un régime sur le point de basculer dans le néant.

Que signifie pour vous le mot terrorisme ?

Rien ne permet d'expliquer que le département du renseignement et de la sécurité algérien suspecté d'avoir orchestré, au su de la DST, la vague d'attentats de 1995 ne soit pas classé parmi les organisations terroristes internationales. Rien ne permet d'expliquer non plus la soudaine transmutation du "terroriste" en héros à la Libération, en partenaire fréquentable pour les accords d'Evian, en policier irakien ou en "taliban modéré" de nos jours, au gré des derniers revirements de la doctrine stratégique américaine.

Rien, sinon la souveraineté. Est souverain, en ce monde, qui désigne le terroriste. Qui refuse d'avoir part à cette souveraineté se gardera bien de répondre à votre question. Qui en convoitera quelques miettes s'exécutera avec promptitude. Qui n'étouffe pas de mauvaise foi trouvera un peu instructif le cas de ces deux ex – "terroristes" devenus l'un premier ministre d'Israël, l'autre président de l'Autorité palestinienne, et ayant tous deux reçus, pour comble, le Prix Nobel de la paix.

Le flou qui entoure la qualification de "terrorisme", l'impossibilité manifeste de le définir ne tiennent pas à quelque provisoire lacune de la législation française : ils sont au principe de cette chose que l'on peut, elle, très bien définir : l'antiterrorisme dont ils forment plutôt la condition de fonctionnement. L'antiterrorisme est une technique de gouvernement qui plonge ses racines dans le vieil art de la contre-insurrection, de la guerre dite "psychologique", pour rester poli.

L'antiterrorisme, contrairement à ce que voudrait insinuer le terme, n'est pas un moyen de lutter contre le terrorisme, c'est la méthode par quoi l'on produit, positivement, l'ennemi politique en tant que terroriste. Il s'agit, par tout un luxe de provocations, d'infiltrations, de surveillance, d'intimidation et de propagande, par toute une science de la manipulation médiatique, de l'"action psychologique", de la fabrication de preuves et de crimes, par la fusion aussi du policier et du judiciaire, d'anéantir la "menace subversive" en associant, au sein de la population, l'ennemi intérieur, l'ennemi politique à l'affect de la terreur.

L'essentiel, dans la guerre moderne, est cette "bataille des c½urs et des esprits" où tous les coups sont permis. Le procédé élémentaire, ici, est invariable : individuer l'ennemi afin de le couper du peuple et de la raison commune, l'exposer sous les atours du monstre, le diffamer, l'humilier publiquement, inciter les plus vils à l'accabler de leurs crachats, les encourager à la haine. "La loi doit être utilisée comme simplement une autre arme dans l'arsenal du gouvernement et dans ce cas ne représente rien de plus qu'une couverture de propagande pour se débarrasser de membres indésirables du public. Pour la meilleure efficacité, il conviendra que les activités des services judiciaires soient liées à l'effort de guerre de la façon la plus discrète possible", conseillait déjà, en 1971, le brigadier Frank Kitson [ancien général de l'armée britannique, théoricien de la guerre contre-insurrectionelle], qui en savait quelque chose.

Une fois n'est pas coutume, dans notre cas, l'antiterrorisme a fait un four. On n'est pas prêt, en France, à se laisser terroriser par nous. La prolongation de ma détention pour une durée "raisonnable" est une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés, et de la profondeur de l'échec ; comme est compréhensible l'acharnement un peu mesquin des "services", depuis le 11 novembre, à nous prêter par voie de presse les méfaits les plus fantasques, ou à filocher le moindre de nos camarades. Combien cette logique de représailles a d'emprise sur l'institution policière, et sur le petit c½ur des juges, voilà ce qu'auront eu le mérite de révéler, ces derniers temps, les arrestations cadencées des "proches de Julien Coupat".

Il faut dire que certains jouent, dans cette affaire, un pan entier de leur lamentable carrière, comme Alain Bauer [criminologue], d'autres le lancement de leurs nouveaux services, comme le pauvre M. Squarcini [directeur central du renseignement intérieur], d'autres encore la crédibilité qu'ils n'ont jamais eue et qu'ils n'auront jamais, comme Michèle Alliot-Marie.

Vous êtes issu d'un milieu très aisé qui aurait pu vous orienter dans une autre direction...

"Il y a de la plèbe dans toutes les classes" (Hegel).

Pourquoi Tarnac ?

Allez-y, vous comprendrez. Si vous ne comprenez pas, nul ne pourra vous l'expliquer, je le crains.

Vous définissez-vous comme un intellectuel ? Un philosophe ?

La philosophie naît comme deuil bavard de la sagesse originaire. Platon entend déjà la parole d'Héraclite comme échappée d'un monde révolu. A l'heure de l'intellectualité diffuse, on ne voit pas ce qui pourrait spécifier "l'intellectuel", sinon l'étendue du fossé qui sépare, chez lui, la faculté de penser de l'aptitude à vivre. Tristes titres, en vérité, que cela. Mais, pour qui, au juste, faudrait-il se définir ?

Etes-vous l'auteur du livre L'insurrection qui vient ?

C'est l'aspect le plus formidable de cette procédure : un livre versé intégralement au dossier d'instruction, des interrogatoires où l'on essaie de vous faire dire que vous vivez comme il est écrit dans L'insurrection qui vient, que vous manifestez comme le préconise L'insurrection qui vient, que vous sabotez des lignes de train pour commémorer le coup d'Etat bolchevique d'octobre 1917, puisqu'il est mentionné dans L'insurrection qui vient, un éditeur convoqué par les services antiterroristes.

De mémoire française, il ne s'était pas vu depuis bien longtemps que le pouvoir prenne peur à cause d'un livre. On avait plutôt coutume de considérer que, tant que les gauchistes étaient occupés à écrire, au moins ils ne faisaient pas la révolution. Les temps changent, assurément. Le sérieux historique revient.

Ce qui fonde l'accusation de terrorisme, nous concernant, c'est le soupçon de la coïncidence d'une pensée et d'une vie ; ce qui fait l'association de malfaiteurs, c'est le soupçon que cette coïncidence ne serait pas laissée à l'héroïsme individuel, mais serait l'objet d'une attention commune. Négativement, cela signifie que l'on ne suspecte aucun de ceux qui signent de leur nom tant de farouches critiques du système en place de mettre en pratique la moindre de leurs fermes résolutions ; l'injure est de taille. Malheureusement, je ne suis pas l'auteur de L'insurrection qui vient – et toute cette affaire devrait plutôt achever de nous convaincre du caractère essentiellement policier de la fonction auteur.

J'en suis, en revanche, un lecteur. Le relisant, pas plus tard que la semaine dernière, j'ai mieux compris la hargne hystérique que l'on met, en haut lieu, à en pourchasser les auteurs présumés. Le scandale de ce livre, c'est que tout ce qui y figure est rigoureusement, catastrophiquement vrai, et ne cesse de s'avérer chaque jour un peu plus. Car ce qui s'avère, sous les dehors d'une "crise économique", d'un "effondrement de la confiance", d'un "rejet massif des classes dirigeantes", c'est bien la fin d'une civilisation, l'implosion d'un paradigme : celui du gouvernement, qui réglait tout en Occident – le rapport des êtres à eux-mêmes non moins que l'ordre politique, la religion ou l'organisation des entreprises. Il y a, à tous les échelons du présent, une gigantesque perte de maîtrise à quoi aucun maraboutage policier n'offrira de remède.

Ce n'est pas en nous transperçant de peines de prison, de surveillance tatillonne, de contrôles judiciaires, et d'interdictions de communiquer au motif que nous serions les auteurs de ce constat lucide, que l'on fera s'évanouir ce qui est constaté. Le propre des vérités est d'échapper, à peine énoncées, à ceux qui les formulent. Gouvernants, il ne vous aura servi de rien de nous assigner en justice, tout au contraire.

Vous lisez "Surveiller et punir" de Michel Foucault. Cette analyse vous paraît-elle encore pertinente ?

La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite "normale". Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.

Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée. La même organisation de la séparation, la même administration de la misère par le shit, la télé, le sport, et le porno règne partout ailleurs avec certes moins de méthode. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive : ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux.

Si l'on traque avec tant d'avidité les témoignages "de l'intérieur" qui exposeraient enfin les secrets que la prison recèle, c'est pour mieux occulter le secret qu'elle est : celui de votre servitude, à vous qui êtes réputés libres tandis que sa menace pèse invisiblement sur chacun de vos gestes.

Toute l'indignation vertueuse qui entoure la noirceur des geôles françaises et leurs suicides à répétition, toute la grossière contre-propagande de l'administration pénitentiaire qui met en scène pour les caméras des matons dévoués au bien-être du détenu et des directeurs de tôle soucieux du "sens de la peine", bref : tout ce débat sur l'horreur de l'incarcération et la nécessaire humanisation de la détention est vieux comme la prison. Il fait même partie de son efficace, permettant de combiner la terreur qu'elle doit inspirer avec son hypocrite statut de châtiment "civilisé". Le petit système d'espionnage, d'humiliation et de ravage que l'Etat français dispose plus fanatiquement qu'aucun autre en Europe autour du détenu n'est même pas scandaleux. L'Etat le paie chaque jour au centuple dans ses banlieues, et ce n'est de toute évidence qu'un début : la vengeance est l'hygiène de la plèbe.

Mais la plus remarquable imposture du système judiciaro-pénitentiaire consiste certainement à prétendre qu'il serait là pour punir les criminels quand il ne fait que gérer les illégalismes. N'importe quel patron – et pas seulement celui de Total –, n'importe quel président de conseil général – et pas seulement celui des Hauts-de-Seine–, n'importe quel flic sait ce qu'il faut d'illégalismes pour exercer correctement son métier. Le chaos des lois est tel, de nos jours, que l'on fait bien de ne pas trop chercher à les faire respecter et les stups, eux aussi, font bien de seulement réguler le trafic, et non de le réprimer, ce qui serait socialement et politiquement suicidaire.

Le partage ne passe donc pas, comme le voudrait la fiction judiciaire, entre le légal et l'illégal, entre les innocents et les criminels, mais entre les criminels que l'on juge opportun de poursuivre et ceux qu'on laisse en paix comme le requiert la police générale de la société. La race des innocents est éteinte depuis longtemps, et la peine n'est pas à ce à quoi vous condamne la justice : la peine, c'est la justice elle-même, il n'est donc pas question pour mes camarades et moi de "clamer notre innocence", ainsi que la presse s'est rituellement laissée aller à l'écrire, mais de mettre en déroute l'hasardeuse offensive politique que constitue toute cette infecte procédure. Voilà quelques-unes des conclusions auxquelles l'esprit est porté à relire Surveiller et punir depuis la Santé. On ne saurait trop suggérer, au vu de ce que les Foucaliens font, depuis vingt ans, des travaux de Foucault, de les expédier en pension, quelque temps, par ici.

Comment analysez-vous ce qui vous arrive ?

Détrompez-vous : ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien. C'est d'ailleurs, ici, la première mystification du pouvoir : neuf personnes seraient poursuivies dans le cadre d'une procédure judiciaire "d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", et devraient se sentir particulièrement concernées par cette grave accusation. Mais il n'y a pas d'"affaire de Tarnac" pas plus que d'"affaire Coupat", ou d'"affaire Hazan" [éditeur de L'insurrection qui vient]. Ce qu'il y a, c'est une oligarchie vacillante sous tous rapports, et qui devient féroce comme tout pouvoir devient féroce lorsqu'il se sent réellement menacé. Le Prince n'a plus d'autre soutien que la peur qu'il inspire quand sa vue n'excite plus dans le peuple que la haine et le mépris.

Ce qu'il y a, c'est, devant nous, une bifurcation, à la fois historique et métaphysique : soit nous passons d'un paradigme de gouvernement à un paradigme de l'habiter au prix d'une révolte cruelle mais bouleversante, soit nous laissons s'instaurer, à l'échelle planétaire, ce désastre climatisé où coexistent, sous la férule d'une gestion "décomplexée", une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout. Il y a donc, bel et bien, une guerre, une guerre entre les bénéficiaires de la catastrophe et ceux qui se font de la vie une idée moins squelettique. Il ne s'est jamais vu qu'une classe dominante se suicide de bon c½ur.

La révolte a des conditions, elle n'a pas de cause. Combien faut-il de ministères de l'Identité nationale, de licenciements à la mode Continental, de rafles de sans-papiers ou d'opposants politiques, de gamins bousillés par la police dans les banlieues, ou de ministres menaçant de priver de diplôme ceux qui osent encore occuper leur fac, pour décider qu'un tel régime, même installé par un plébiscite aux apparences démocratiques, n'a aucun titre à exister et mérite seulement d'être mis à bas ? C'est une affaire de sensibilité.

La servitude est l'intolérable qui peut être infiniment tolérée. Parce que c'est une affaire de sensibilité et que cette sensibilité-là est immédiatement politique (non en ce qu'elle se demande "pour qui vais-je voter ?", mais "mon existence est-elle compatible avec cela ?"), c'est pour le pouvoir une question d'anesthésie à quoi il répond par l'administration de doses sans cesse plus massives de divertissement, de peur et de bêtise. Et là où l'anesthésie n'opère plus, cet ordre qui a réuni contre lui toutes les raisons de se révolter tente de nous en dissuader par une petite terreur ajustée.

Nous ne sommes, mes camarades et moi, qu'une variable de cet ajustement-là. On nous suspecte comme tant d'autres, comme tant de "jeunes", comme tant de "bandes", de nous désolidariser d'un monde qui s'effondre. Sur ce seul point, on ne ment pas. Heureusement, le ramassis d'escrocs, d'imposteurs, d'industriels, de financiers et de filles, toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques, de Louis Napoléon en version Disney, de Fouché du dimanche qui pour l'heure tient le pays, manque du plus élémentaire sens dialectique. Chaque pas qu'ils font vers le contrôle de tout les rapproche de leur perte. Chaque nouvelle "victoire" dont ils se flattent répand un peu plus vastement le désir de les voir à leur tour vaincus. Chaque man½uvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente. Ce n'est pas le moment de perdre courage.

Propos recueillis par Isabelle Mandraud et Caroline Monnot
Article paru dans l'édition du 26.05.09 Le Monde


# Posté le mardi 04 août 2009 00:08

Hypermodernité

Introduction générale


L'hypermodernité est une idéologie imprégnée dans l'inconscient collectif, elle profite avant tout aux grandes entreprises, elle est utilitariste, instrumentalisante, elle fait autorité alors qu'elle n'émane d'aucune volonté démocratique, d'aucun vote. Elle est le mode de pensée dominant; dans une société prétendument psot-idéologique l'hypermodernité est en fait une idéologie qui ne s'impose que grâce à sa place dans l'inconscient collectif qu'elle veille à conserver grâce à des moyens de communication, principalement la télévision, mais aussi les publicités en tout genre, ainsi que certaines caractéristiques de l'Internet.
L'hypermodernité est en quelque sorte la "philosophie" de l'époque, elle est aliénante, elle n'a rien à voir avec le concept de démocratie, elle est loin d'être un amour de la sagesse mais domine, elle s'impose dans une société soi-disant post-idéologique mais est en fait une idéologie : l'hypermodernité témoigne de tous les paradoxes qui habitent la civilisation mondiale largement occidentalisée.



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Le texte ci-dessous en orange est celui d'un copain, il tente de définir l'hypermodernité. Sous cette citation, j'exposerai ma critique de cette "philosophie"...

Le terme d'hypermodernité est très important pour comprendre le monde occidental actuel car il caractérise sa philosophie.
L'hypermodernité recouvre plusieurs aspects :
- La Maîtrise du Temps,
- Le Maîtrise de nous-mêmes : de notre Corps et de notre Esprit (et la volonté d'atteindre ses limites),
- L'Excès.
Elle a également de nombreuses conséquences concrètes...

Puisque c'est une philosophie, ce que je vais dire est appliquable à tous les domaines.

La Maîtrise du Temps :

Aujourd'hui, la concurrence entre entreprises ne se fait plus pour être le plus grand, mais pour être le plus rapide, le plus "juste à temps". Le but était de répondre aux exigences des clients le plus rapidement possible. Et cette tendance s'est généralisée à toute la société (à tous les secteurs).
Désormais le but du jeu et de tirer meilleure partie du temps, de ne pas perdre une seconde, de tout calculer. La patience et l'attente ne sont plus de ce monde. Il faut être réactif, motivé, rentable et compétitif. Cela crée stress, surpression et dépression, cancer...

Avec elle, la vitesse s'est popularisée, sous toutes ses formes, y compris sous la recherche de son intensité... Et on pourrait notamment faire référence à la vitesse de l'information.

La Maîtrise de Soi-même :

L'homme veut désormais se connaître et se comprendre soi même pour mieux pouvoir se maîtriser, d'où la montée en puissance de sciences comme la nutrition et le développement physique et d'arts ou spiritualités comme le yoga, le taï-shi...
Mais il veut aussi connaître ses limites et les repousser grâce aux sports extrêmes, aux films de plus en plus terrifiants ou choquants... Le culte de la sensation est créé.


La Sensation à tout prix :


Les pulsions sont maîtres, l'adrénaline aussi, et tout ce qui en est source est cultivé. L'homme trouve plaisir dans le bien ou le mal à l'extrême. On peut en parler aussi du plaisir... Car lui aussi est au centre de tout, avec son grand représentant : le sexe.
Avec cette volonté de maîtrise et d'impulsivité, le règne de l'apparence est né...


La Société de l'Apparence :


Désormais ce que l'on est n'a plus d'importance et s'est lentement éffacé derrière ce que l'on paraît. On catégorise, on sélectionne, on se vend comme n'importe quelle marchandise. On se barbouille de maquillage, on suit la mode au jour le jour, on utilise la chirurgie pour effacer le moindre défaut.

Je ne vous ferai pas de spitch sur les laissés-pour-compte de cette compétition, ceux qui ne l'on pas refusée, mais en sont victimes. Et je pourrais aussi longuement vous parler du risque chez les adolescents où la recherche des pulsions de mort est à son comble...

L'Excès :

Toujours dans la volonté de repousser ses limites, l'homme va toujours chercher à braver les interdits et les déconseillés, les immoraux... Mais il va aussi créer les Hyper-marchés, l'Hyper-capitalisme, l'Hyper-consommation... Des systèmes destinés à la masse, à la grandeur, l'inimaginable, des "machines à ..." excès.
On se perd dans l'excès et l'on recherche une identité et une reconnaisssance dans l'excès. Car nous ne sommes que quelques milliards d'êtres uniques et que tout cela devient incontrôlable. Alors il faut bien se distinguer de la Masse.

Les Conséquences de l'Hypermodernité :

L'Hypermodernité touche l'ensemble de la société et de ses membres. Donc elle est repérable dans tout.
Voici quelques unes de ses conséquences :
- Au niveau individuel : "jeunes cadres dynamiques", le vagabondage (non, pas en tant que victime mais bien en tant qu'acteur), l'éphémérité des relations (sexuelles, amicales, ou amoureuses...), la drogue, l'alcool, nombre d'accidents de la route, la racaillerie, l'émancipation des femmes, l'égale répartition du travail social, les produits esthétiques pour hommes...
- Au niveau global : la généralisation de la société de consommation et ses grands magasins, l'accentuation de l'individualisme et du matérialisme, certaines modes (underground, tuning, piercing et tatouages...), les dictats de la mode, les media de masse...
- Au niveau des réseaux : les réseaux de télécommunication tel que l'internet, les portables, l'intranet, les systèmes sans fil, l'augmentation du trafic logistique international, la disparition des frontières économiques et relationnelles, les conséquences des réseaux culturels tel que la disparition des légendes et des grandes idées...


Ma critique de l'hypermodernité



L'hypermodernité fait aujourd'hui partie de ces totalitarismes qui s'imposent de fait, n'ayant de cesse de nous rabâcher que toute idéologie est mauvaise par essence et nécessairement dépassée... Alors que l'hypermodernité prétend créer un bonheur immédiatement tangible dans une société que l'on considère habituellement comme post-idéologique, l'hypermodernité fait des dégâts et est actuellement en position d'être une idéologie dominante qui s'ignore - ou fait semblant de s'ignorer comme telle... L'hypermodernité est un leurre. Elle prétend annihiler l'idéologie au profit de l'individu alors qu'elle est en réalité une idéologie - d'ailleurs peu tolérante, à l'instar d'un Mussolini ou d'un Staline... Mais ce n'est pas précisément ce sur quoi je vais m'attarder. Mon camarade a analysé l'hypermodernité sur la base de différents domaines où se palpent l'influence et l'impact de l'hypermodernité; cette analyse me conduira ci-dessous à développer ma critique en réaction.

A force de vouloir dépasser le temps, l'on s'en rend prisonnier. Car nous sommes dans le temps, nous vivons une succession d'instants présents qui constituent notre durée de vie sur Terre. C'est un espace dans lequel on évolue, et dans le lequel on met en pratique notre liberté. A force de vouloir dominer le temps, on ne se rend pas compte que l'on rate son existence car le piège n'est pas dans le temps lui-même mais dans le fait de vouloir y échapper en pratiquant l'hyperactivité; ce qui ne conduit à nulle libération mais au contraire à la perte des individus en tant qu'êtres uniques, spirituels et doués de conscience.

Avec la sensation, l'hypermodernité pousse l'humain a éprouver toujours et encore de nouvelles expériences. C'est ainsi que l'on s'enferme dans un bocal tangible et matériel de perceptions. Les pensées abstraites et personnelles qui demandent du temps sont sacrifiées au profit de l'expérimentation de différentes sensations. Cela ne va pas dans le sens de la recherche de la vérité ou d'une meilleure façon de vivre, c'est au contraire un moyen de détrourner l'homme des aspirations nobles, d'oublier les questions métaphysiques fondamentales et finalement de se divertir pour en oublier sa condition comme le pensait Blaise Pascal. Avec la sensation à tout prix, on considère comme plus haut degré de possibilité humaine le rapport au mur des perceptions. Des perceptions qui empêchent l'homme de voir le monde tel qu'il est : c'est à dire infini; à travers les différents états de conscience, on touche déjà à la métaphysique, rien qu'avec la conscience on y touche déjà : Sartre considère que la conscience est un néant, or nous sommes conscients, donc le simple fait d'être conscient est déjà métaphysique, il transcende la matière, nous fait concevoir que rien ne peut se limiter à ce que l'on perçoit. "La sensation à tout prix" empêche l'homme de raisonner correctement, voire même de raisonner tout court puisque son intérêt réside alors uniquement dans la recherche de la sensation à tout prix; ce qui ce rapproche beaucoup de l'état d'un pauvre poisson rouge candide dans son bocal, croyant pour seul monde existant ce qu'il perçoit, l'eau dans laquelle il peut se mouvoir...

L'apparence : l'habit fait le moine ! Et c'est ainsi que l'on réifie les êtres et que l'on les catégorise. D'ailleurs, les jeunes de XXI° Siècle - les plus touchés par l'hypermodernité - cherchent peu à exister en tant qu'être autodéterminé mais plutôt comme appartenant à un groupe social ou à une quelconque catégorie. Les codes sociaux ont une prédominance sur le langage de la jeunesse et les pensées abstraites et personnelles n'en sont plus un objectif. Ce qui compte, c'est de parler le langage de la cité, le langage des rappeurs; ou à l'inverse, d'écouter du métal et d'avoir les vêtements adequat pour pouvoir s'intégrer et faire partie d'un groupe, d'une catégorie; ce qui est d'autant plus animalisant puisque les rapports humains ne sont dès lors plus régis par l'intelligence mais par une codification instantannée proche de l'instinct et des modes de communication animaux.

La maîtrise... On veut maîtriser les plantes, on les modifie génétiquement tout comme l'on voudrait génétiquement modifier l'ADN humain dès la naissance ou pour prétendument trouver un remède à l'obésité... Mais l'on ne remet pas en cause l'industrie agro-alimentaire pour les dégâts considérables qu'elles cause cependant. Apprentis créateurs nous nous improvisons, nous touchons à tout, nous modifions les créatures en jouant sur le séquencement génétique mais au fond nous ne possédons pas la sagesse qui nous permettrait de maîtriser nos propres outils de maîtrise; et en voulant maîtriser, nous déréglons plus qu'autre chose car nous voyons le monde d'un oeil instrumentalisant et donc tout comme moyen en vue d'une fin, dans notre anthropocentrisme nous en oublions de regarder l'Être en soi et pour ce qu'il est; pire : nous nous laissons dépasser par notre propore technique, nous créons un système dont nous sommes la condition de l'existence et pourtant nous demeurons comme si nous étions subordonnés à notre technique - ce qui questionne sa neutralité - comme une mère indépendante, de substitution, bref : ce qu'on appelle "La matrice", théâtre justement de l'hypermodernité dans tout ce qu'elle a de plus barbare, alors qu'au départ, elle était supposée répondre à une attente anthropocentriste... Quant à la "maîtrise de soi-même" on pourrait penser qu'il s'agisse là du seul point positif, mais ici encore, ce n'est qu'illusion. Se connaître soi-même, est en fait à l'origine (au sens où Socrate l'entend) connaître ses propres pensées, et non sa réalité, ses "propriétés" psycho-biologiques, comme l'on a tendance à l'interpréter dans notre actuelle société occidentale. Voilà pourquoi l'exemple de la nutrition est erroné dans le cadre d'une étude de l'hypermodernité comme philosophie. Ensuite, en ce qui concerne la maîtrise de soi par le taï-shi par exemple, on ne peut qu'observer que cela ne se fait que dans une logique utilitariste : il faut se contrôler pour mieux répondre aux besoins de l'entreprise. Voilà pourquoi au Japon, les entreprises - considérés comme la "seconde famille" de l'individu - offrent des services de Yoga ou Taï-shi, parce que les scientifiques ont justement démontré qu'un esprit dans un corps suffisamment apaisé pouvait offrir davantage de rendements... J'observe aussi, à titre personnel, que dans les entreprises européennes, ces pratiques de relaxation et autres durant la journée de travail sont de plus en plus employées mais... les salariés n'en bénéficient que dans l'entreprise, et une fois la porte passée, une fois que l'on s'est bien détendu pour bien travailler (comme s'il y avait une obligation de résultat y compris dans le fait de se détendre), rentrés chez eux, en vacances ou en week-end, les salariés ne pratiquent pas le yoga ou le taï-shi, ... Ces méthodes orientales sont totalement instrumentalisées et les salariés sont bel et bien soumis à l'hypermodernité...

Quant aux conséquences sociales, si ont les rassemble nous nous apercevons qu'elles sont en fait la concordance de facteurs favorables à une exploitation sans limite des capacités individualo-manuelles des hommes en tant que travailleurs dont l'existence est en grande partie dédiée à un travail qui ne leur profite pas réellement et dont ils ne choisissent pas les modalités... L'hypermodernité est une arme pour le patronat qui tient à sa disposition une masse salariale précarisée et intellectuellement et politiquement déconscientisée (société "post-idéologique)" Les hommes sont d'ailleurs vus comme des outils quantifiables et l'on en oublie de les regarder et de les considérer pour ce qu'ils sont (tout comme l'Être).

L'hypermodernité est donc tout sauf une forme d'amour de la sagesse. C'est un manège infernal qui véhicule et crée les maux du XXI° Siècle. C'est même l'antagonisme de l'humanisme. L'hypermodernité met en évidence l'échec de l'anthropocentrisme : en se pensant être le centre de l'Univers, nous sommes finalement relégués au second plan : celui d'utilitaristes de passage, c'est à dire des gens qui naissent et meurent sans que leur esprit accouche, pour reprendre quelque idée Platonicienne sans mauvais jeu de mots...



Lohcavar

PS : merci à LUNTER pour son analyse (en orange)

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 09:20

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 09:43

Première "Newsletter" du forum Conseil Révolutionnaire.

Newsletter du CR - 2 Août 2008

Hein? Quoi? Mais? Non, vous ne rêvez pas, le Conseil Révolutionnaire envoie sa première newsletter! Pourquoi? Suite à des conflits au sujet du forum (notemment avec le tribunal populaire), beaucoup de dispersions ont eu lieu faisant faiblir chacun des forums qui ont été créés dans l'espoir de réunir tous ceux qui sont partis (très logique).

Alors, les derniers survivants, les résistants, les beaux, les forts, les intelligents ont décidé de se la fermer, d'écouter, et pour une fois de se mettre d'accord. Surprenant? On vous l'accorde.

Certes le Conseil Révolutionnaire (ou CR) est dans un moment critique- les divisions et les vacances ne faisont pas bon ménage- mais avec une moyenne de 14,80 messages par jour, 157 membres et ses 370 jours et des poussières d'existence, le CR n'a pas dit son dernier mot.

L'objectif de ce message? Que tous les inscrits du forum (qu'ils se soient investis pour, qu'ils aient claqué la porte ou qu'ils ne soient jamais venus) prennent part à ce tournant du CR et lui donnent un second souffle à travers ce qu'ils attendent d'une communauté qui veut porter l'utopie, mais aussi ce qu'ils veulent y faire.

Alors, si tu es partant pour de nouvelles aventures:

http://communistes-defrance.forumdediscussions.com

Voici la sélection des liens de ce mois-ci:
Présentations des membres (si ce n'est pas déjà fait):
http://communistes-defrance.forumdediscussions.com/presentation-f21

Le téléphone portable: avis partagés entre scientifiques: http://communistes-defrance.forumdediscussions.com/sciences-technologie-f33/le-telephone-portable-t405-30.htm#11386

La peine de mort (sondage et débat): http://communistes-defrance.forumdediscussions.com/philosophie-f34/peine-de-mort-t513.htm

Construction théorique d'un model libertaire: http://communistes-defrance.forumdediscussions.com/philosophie-f34/construction-theorique-d-un-modele-libertaire-t507.htm

Le processeus de précarisation: http://communistes-defrance.forumdediscussions.com/economie-f22/le-processus-de-precarisation-t224.htm

Les OGM: http://communistes-defrance.forumdediscussions.com/ecologie-f32/ogm-t647.htm

Bové et les faucheurs OGM lancent le mouvement des semeurs: http://communistes-defrance.forumdediscussions.com/actualites-f25/bove-et-les-faucheurs-ogm-lancent-le-mouvement-des-semeurs-t694.htm

# Posté le dimanche 03 août 2008 19:49

Modifié le lundi 04 août 2008 16:57

Antifascistes nous sommes.

Une vidéo du Conseil Révolutionnaire.
Nota Bene : l'URL donnée à la fin de la vidéo n'est plus valable.
Musique : "Notre résistance" par Ya Basta.

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 14:29

Réaction à l'édito lamentable de Christophe Barbier, le Jeudi 10 Juillet 2008 - Article de Zkalpalito

Réaction à l'édito lamentable de Christophe Barbier, le Jeudi 10 Juillet 2008 - Article de Zkalpalito
Bonjour camarades, je ne puis que réagir face à la honte volotairement portée tel un étandard victorieux par Christophe Barbier qui, dans son édito du Jeudi 10 Juillet 2008 pour L'Express, annonce que Nicolas Sarkozy doit aller à la cérémonie d'ouverture des jeux... Voyez plutôt par vous même cette "bouffonerie" (pour reprendre le terme d'un ministre lui-même bouffon) sur le site de L'Express en cliquant ici Vous devriez voir mon commentaire sur le site. Si vous ne souhaitez pas écoutez la stupidité volontaire dont fait admirablement preuve Monsieur Barbier, j'ai pris soin de copier mon commentaire ci dessous. Bonne lecture camarades.

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C'est ridicule. Christophe Barbier me déçoit. Sortir un énorme mensonge en camouflant ce dernier par une succession de paroles obsolètes... C'est ce qu'il fait en disant qu'il existe une "Chine de la démocratie"... Dois-je préciser que la démocratie est le pouvoir au peuple qui est souverain ? La Chine se dit communiste, or le communisme est le pouvoir aux travailleurs accompagné de l'émancipation de ces-derniers... La Chine est le plus grand pays étiqueté "communiste"; c'est aussi le pays qui exploite le plus son prolétariat... Faut-il, en plus des éléments précédemment énoncés, rappeler que les syndicats sont illégaux et que les droits des travailleurs n'existent pas en Chine ? Nos camarades chinois ne sont pas libres, ils sont soumis, éxécutent les ordres et ont l'un des coups les plus bas sur le marché du travail. Ce sont justement ces derniers faits qui intéressent Nicolas Sarközy. Car, si les chinois étaient libres et émancipés, ils n'intéresseraient guère l'ami des grands patrons qui réside dans un palais au temps des privilèges... Liberté Egalité Fraternité... toujours aussi révolutionnaire en France comme en Chine... Anarcho-syndicalisme et grève générale, en France comme en Chine, plus que jamais nécessaires. ¡Justicia y Libertad para todos!

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 14:05

Modifié le dimanche 13 juillet 2008 09:57